Un centre de données a englouti 114 millions de litres d'eau et personne ne s'en est aperçu pendant des mois
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Un scandale en Géorgie (USA) met en lumière les risques liés au développement rapide des centres de données d’IA dans des régions où les infrastructures d’eau sont vieillissantes. Un centre de données de l’entreprise Quality Technology Services (QTS) a consommé près de 114 millions de litres d’eau sans être facturé correctement, alors même que les habitants subissaient des restrictions liées à la sécheresse et signalaient des baisses de pression d’eau.
L’enquête a révélé que deux raccordements industriels n’étaient pas correctement surveillés : l’un avait été installé sans que les services publics le sachent et l’autre n’était relié à aucun compte client. QTS a finalement payé environ 150 000 dollars, mais n’a reçu aucune amende, le comté estimant être lui-même partiellement responsable en raison d’erreurs administratives et d’un manque de personnel.
Cette affaire illustre un problème plus large : l’explosion des besoins en eau liés à l’intelligence artificielle. Selon une étude de Xylem, la consommation d’eau liée à l’IA devrait plus que doubler dans les 25 prochaines années. Une grande partie de cette consommation ne vient pas directement des centres de données, mais des centrales électriques et des usines de semi-conducteurs nécessaires à leur fonctionnement.
Le texte souligne aussi que de nombreux centres de données sont construits dans des régions déjà touchées par le stress hydrique. Par exemple, dans la région de Phoenix en Arizona, les centres de données utilisent actuellement environ 1,46 milliard de litres d’eau par an. Ce chiffre pourrait atteindre 14 milliards de litres par an lorsque tous les projets seront opérationnels.
Face à cette situation, certaines entreprises technologiques investissent dans des systèmes intelligents de détection de fuites et de gestion de l’eau. Microsoft finance par exemple des technologies développées par FIDO Tech afin de mieux détecter les pertes d’eau.
Malgré cela, les habitants et associations restent très critiques. Plus de 120 organisations ont récemment demandé au Congrès américain d’imposer des évaluations environnementales strictes avant toute construction de nouveaux centres de données hyperscale. Elles avertissent que certains sites peuvent consommer jusqu’à 19 millions de litres d’eau par jour, mettant en danger les ressources en eau potable, l’agriculture et les écosystèmes locaux.
L’affaire de QTS symbolise ainsi la tension croissante entre l’expansion rapide de l’IA et la capacité des infrastructures publiques à suivre cette demande massive en eau et en énergie.
Source et plus: https://arstechnica.com/tech-policy/2026/05/data-center-used-30-million-gallons-of-water-without-initially-paying/
Et on oublie les besoins de l’agriculture…
N’oubliez pas de bien fermer les robinets et de prendre des douches à sec. Eteignez les lumières, achetez des bougies, baissez le chauffage, et prenez des repas froids.
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Un scandale en Géorgie (USA) met en lumière les risques liés au développement rapide des centres de données d’IA dans des régions où les infrastructures d’eau sont vieillissantes. Un centre de données de l’entreprise Quality Technology Services (QTS) a consommé près de 114 millions de litres d’eau sans être facturé correctement, alors même que les habitants subissaient des restrictions liées à la sécheresse et signalaient des baisses de pression d’eau.
L’enquête a révélé que deux raccordements industriels n’étaient pas correctement surveillés : l’un avait été installé sans que les services publics le sachent et l’autre n’était relié à aucun compte client. QTS a finalement payé environ 150 000 dollars, mais n’a reçu aucune amende, le comté estimant être lui-même partiellement responsable en raison d’erreurs administratives et d’un manque de personnel.
Cette affaire illustre un problème plus large : l’explosion des besoins en eau liés à l’intelligence artificielle. Selon une étude de Xylem, la consommation d’eau liée à l’IA devrait plus que doubler dans les 25 prochaines années. Une grande partie de cette consommation ne vient pas directement des centres de données, mais des centrales électriques et des usines de semi-conducteurs nécessaires à leur fonctionnement.
Le texte souligne aussi que de nombreux centres de données sont construits dans des régions déjà touchées par le stress hydrique. Par exemple, dans la région de Phoenix en Arizona, les centres de données utilisent actuellement environ 1,46 milliard de litres d’eau par an. Ce chiffre pourrait atteindre 14 milliards de litres par an lorsque tous les projets seront opérationnels.
Face à cette situation, certaines entreprises technologiques investissent dans des systèmes intelligents de détection de fuites et de gestion de l’eau. Microsoft finance par exemple des technologies développées par FIDO Tech afin de mieux détecter les pertes d’eau.
Malgré cela, les habitants et associations restent très critiques. Plus de 120 organisations ont récemment demandé au Congrès américain d’imposer des évaluations environnementales strictes avant toute construction de nouveaux centres de données hyperscale. Elles avertissent que certains sites peuvent consommer jusqu’à 19 millions de litres d’eau par jour, mettant en danger les ressources en eau potable, l’agriculture et les écosystèmes locaux.
L’affaire de QTS symbolise ainsi la tension croissante entre l’expansion rapide de l’IA et la capacité des infrastructures publiques à suivre cette demande massive en eau et en énergie.
Source et plus: https://arstechnica.com/tech-policy/2026/05/data-center-used-30-million-gallons-of-water-without-initially-paying/
Et on oublie les besoins de l’agriculture…
N’oubliez pas de bien fermer les robinets et de prendre des douches à sec. Eteignez les lumières, achetez des bougies, baissez le chauffage, et prenez des repas froids.
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@Pluton9 Si tu n’as pas lu en diagonale, l’état a reconnu ses torts, les raccordements dans la parpagne, ne doivent pas être sécurisés, ni même correctement identifiés.
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@Pluton9 Si tu n’as pas lu en diagonale, l’état a reconnu ses torts, les raccordements dans la parpagne, ne doivent pas être sécurisés, ni même correctement identifiés.
@duJambon J’ai bien lu, mais l’excuse du “on ne savait pas”, j’y crois moyennement.
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C’est en fait un triple scandale,
Financier, Écologique, mais aussi sociétal.
J’ai toujours été technophile, mais actuellement il me semble que les besoins gargantuesques associés aux I.A. devrait alerter sur le bien fondé de ces mêmes I.A. , surtout quand on voit le nombre de conneries, dont certaines très problématiques qu’engendre ces mêmes I.A.
La première chose que l’on devrait demander à une I.A. c’est comment réduire ses besoins en ressources, et ne garder que celle qui ont une réponse concluante. -
Après ces 114M de m3 il ne se sont pas “envolé” le refroidissement de machine c’est plus ou moins en circuit fermé… donc après elle va où tout l’eau?
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Si elle est utilisée comme chauffage dans les maisons c’est parfait.
Bon ok en été c’est pas pareil lol
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